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Dans les années 1950, le plastique s’est incrusté dans la vie moderne, et depuis son utilisation grimpe de façon constante : la moitié du plastique à ce jour a été produit après l’an 2000. Or, dans les dernières années, un mouvement mondial est né, celui voulant qu’on abandonne les objets de plastique à usage unique qui pullulent autour de nous, comme les bouteilles d’eau et les pailles. Mais qu’en est-il de tous ses autres usages?

Flexahopper Plastics, une entreprise de rotomoulage du plastique, a fait de la réduction de son empreinte environnementale le noyau de son modèle d’affaires. Fondé il y a plus de 50 ans, le fabricant de Lethbridge, en Alberta, propose une panoplie de produits pour les industries pétrolière et gazière, agricole et marine de même que des composants d’emballage et aérospatiaux. Son fondateur et directeur général, Bill Spenceley, accorde une grande importance à la durabilité; par conséquent, l’entreprise a fait des investissements à long terme qui ont rehaussé sa compétitivité au sein d’une industrie qui consomme énormément d’énergie et de ressources.

Flexahopper s’est d’abord penchée sur sa consommation d’électricité. En 2007, elle a commencé à faire exclusivement affaire avec Bullfrog Power, dans un souci de voir le réseau produire plus d’électricité renouvelable. Dix ans plus tard, M. Spenceley a choisi de profiter de la baisse du prix des panneaux solaires (et du soleil tout puissant du sud de l’Alberta!) pour en installer 508 de grande taille sur le toit de ses installations à Lethbridge.

Plus précisément, après avoir obtenu un soutien gouvernemental par l’intermédiaire d’Energy Efficiency Alberta, l’entreprise a pu installer, en 2017, un système d’énergie solaire de 164 kilowatts qui répond au quart des besoins énergétiques de son usine. Elle pense pouvoir récupérer son investissement en moins de dix ans, tout en continuant de s’appuyer sur Bullfrog pour contrebalancer le restant de sa consommation énergétique.

Par ailleurs, l’entreprise albertaine investit systématiquement dans la recherche afin d’améliorer l’efficacité de son processus de fabrication. Une de ses initiatives consiste à capter la chaleur perdue et à l’utiliser pour préchauffer les polymères, ce qui vient ainsi réduire la durée du cycle de 20 %. Elle a aussi élargi ses programmes « du berceau à la tombe » pour que les produits en fin de vie puissent lui être retournés et qu’elle puisse les recycler correctement ou les remettre à neuf pour réutilisation.

Dernièrement, Flexahopper a conclu un partenariat industriel qui mettra sur pied un centre de technologies et de polymères écologiques à l’Université de Lethbridge. Financé par le Programme de diversification de l’économie de l’Ouest du gouvernement fédéral, le projet de 1 million de dollars servira à développer des plastiques biodégradables et d’autres technologies novatrices. Jumelées à la réduction globale de la consommation du plastique, ces solutions sont ce qu’il y a de plus durable.


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