Smart Prosperity

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Chaque jour, en Amérique du Nord, plus de 500 000 autobus scolaires remplissent une fonction essentielle à l’éducation, mais souvent oubliée : assurer le transport des élèves. Et comme ces autobus se font vieux, chaque année, les commissions scolaires achètent environ 40 000 nouveaux modèles pour les remplacer.

Une forte majorité de ces emblématiques bolides jaunes roule au diesel et donc émet du carbone; or, une minorité faible mais croissante est tout électrique. Parmi les chefs de file de ce marché figure le fabricant québécois La Compagnie Électrique Lion, qui conçoit, produit et assemble toutes les pièces de l’autobus depuis son siège social de Saint-Jérôme, au nord de Montréal.

Non seulement cette entreprise fondée en 2008 est devenue chef de file nord-américaine de l’industrie des autobus scolaires électriques, mais elle s’est aussi lancée dans la fabrication d’autres véhicules électriques spécialisés, comme les camions de livraison et les camions à ordures.

À ce jour, La Compagnie Électrique Lion a vendu une centaine d’autobus à des commissions scolaires partout au Canada, ainsi qu’une cinquantaine aux États-Unis. En juillet 2019, elle s’est vu attribuer un nouveau contrat par la California Energy Commission, pour une commande de 70 millions de dollars en vue de remplacer, à l’échelle de l’État, plus de 200 autobus scolaires alimentés au diesel.

Ce type de véhicule est un candidat idéal à l’électrification, car il parcourt de courtes distances selon un horaire prévisible, ce qui permet amplement de temps pour la recharge. Ses véhicules peuvent tenir la route de 90 km à 150 km, selon leur configuration.

Pour l’instant, le plus gros obstacle demeure le coût initial élevé de ces véhicules. En effet, les autobus scolaires électriques peuvent coûter trois fois plus cher que ceux alimentés au diesel, un prix d’achat qui rebute encore beaucoup de commissions scolaires. Mais selon l’organisme québécois de défense de l’environnement Équiterre, les avantages de l’électrique sont nombreux.

Par exemple, au Québec, le gouvernement subventionne l’achat de diesel pour les autobus si le coût dépasse 60 cents le litre (à l’heure actuelle, il est de 1,20 dollar le litre). Un virage électrique rendrait cette subvention inutile. De plus, les autobus électriques sont plus silencieux et réduisent donc la pollution par le bruit dans les quartiers résidentiels. Et par-dessus tout, les coûts d’utilisation des véhicules de la Compagnie Électrique Lion présentent une économie pouvant atteindre 60 % vu le faible coût de l’électricité et la réduction des coûts d’entretien.

D’après les calculs d’Équiterre, en électrifiant 90 % des autobus scolaires de la province, on réduirait les émissions de gaz à effet de serre de 2,37 millions de tonnes par année, on créerait des emplois à l’échelle locale et on diminuerait les dépenses en soins de santé de 1 million de dollars et les dépenses annuelles d’importation de pétrole de 67 millions de dollars.

Les gens comprennent de mieux en mieux les avantages de l’électrification. Des provinces et des États comme la Californie et le Québec ont même commencé à subventionner l’achat d’autobus électriques ou encore à se doter de cibles légales pour encourager la transition. Cela dit, parmi leurs outils les plus puissants figurent l’abolition des subventions insensées (comme celles prévoyant le remboursement du diesel) et la mise à bon escient de leur pouvoir d’approvisionnement.

Tout compte fait, vous ne trouvez pas que transporter la relève à bord d’un véhicule électrique, non polluant et fait ici, c’est gagnant?


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